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Quels prélèvements d’air choisir ?

Pour effectuer une analyse de la qualité microbiologique de l’air, plusieurs méthodes de prélèvement sont disponibles et dépendent de la finalité de la recherche envisagée. Selon les cas, une méthode de prélèvement est plus adaptée que l’autre. Nous allons vous décrire les méthodes les plus courantes utilisées dans l’analyse microbiologique de la qualité d’air intérieur.

Méthode par impaction

La méthode par impaction est la technique de prélèvement la plus répandue et la plus commune. Cette méthode robuste existe depuis de nombreuses années. Le prélèvement consiste à capter les micro-organismes sur une boîte de Pétri gélosée grâce à un impacteur. L’échantillon obtenu est alors transmis au laboratoire pour une analyse directe après incubation de quelques jours. Selon le choix du milieu de culture il est possible de rechercher la flore microbienne totale mais également certaines familles de bactéries ou de moisissures. L’échantillonnage est en général réalisé sur un volume de 100 ou 200 litres à une vitesse de 100 litres par minute. Le prélèvement est donc rapide. Cette méthode fait l’objet d’une norme internationale ISO 16000-18 : Détection et dénombrement des moisissures – Échantillonnage par impaction. Cette méthode est adaptée pour les mesures de la qualité microbiologique de l’air intérieur courante dans les bureaux, l’industrie agroalimentaire, le domaine hospitalier.

Méthode par cyclone

La méthode de prélèvement par cyclone consiste à capturer les micro-organismes présents dans l’air intérieur ou extérieur dans un liquide contenu dans un récipient par force centrifuge. Le prélèvement est réalisé sur une durée de 10 minutes environ avec une vitesse variable entre 50 et 200 litres par minute. Le volume de prélèvement est au maximum de 3 mètres cubes. Cette méthode innovante pour la détection des micro-organismes dans l’air est adaptée pour la quantification des micro-organismes dans des environnements spécifiques où les concentrations attendues en microbes sont élevées. Elle permet également un traitement en laboratoire plus souple avec un seul prélèvement pour la détection de plusieurs types de micro-organismes. Il est également possible de rechercher un germe spécifique dans un mélange complexe de microbes grâce aux techniques de biologie moléculaire et d’ADN (méthode PCR realtime). En routine, il est possible de rechercher spécifiquement les endotoxines, les légionnelles, Aspergillus fumigatus

Méthode par sédimentation

La méthode par sédimentation ne nécessite pas de matériel de prélèvement particulier. Habituellement, une boîte de Pétri gélosée ouverte (sans le couvercle) est déposée sur un support comme par exemple une table pendant un temps défini, en règle générale une heure. Durant cette période, les micro-organismes présents dans l’air tombent naturellement sur la surface de la gélose par la force de gravité. L’information obtenue est le nombre de microbes se déposant sur une surface pendant une période T. Cette méthode spécifique est utilisée plus particulièrement dans le domaine agroalimentaire pour vérifier le nombre de germes pouvant se déposer sur des produits lors du process de fabrication. La méthode peut également utiliser des lingettes stériles en lieu et place de la boîte de Pétri. La lingette subit un traitement au laboratoire pour détecter les microorganismes présent. La lingette est essentiellement utilisée pour la recherche des moisissures.